Albums commentés
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The Complete Work - Centenary Edition (2024, Barclay, 100 CD, compilation) :
Cet immense coffret de luxe, sorti le 10 mai 2024, célèbre le centenaire de Charles Aznavour
avec une compilation exhaustive de 100 CD. Il regroupe l'intégralité de sa discographie, couvrant tous ses albums et singles publiés
entre 1948 et 2015.
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Les Années Barclay (1960-1983) (2018, Barclay, 20 CD, compilation) :
Magnifique coffret que j'attendais depuis longtemps! Charles Aznavour avait exprimé le souhait que son catalogue étranger soit mieux exploité,
et ce coffret représentait en quelque sorte une réponse pour nous, ses fans. Pour la toute première fois, huit albums originaux,
et non des compilations, issus de son répertoire international ont été édités en CD, certains pour la toute première fois.
Le coffret comprend également tous les albums et singles français enregistrés entre 1960 et 1983
sous l'étiquette Barclay, période centrale de la carrière d'Aznavour où il a produit tous ses grands succès. En tout, on retrouve 27 albums
originaux en français, 2 albums en anglais, 2 albums en italien, 2 albums en espagnol, 2 albums en allemand, ainsi que 2 lives rarissimes : le
« Live à Hollywood 1965 » et le « Live au Japon - Tokyo 1971 ».
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Encores (2015, Barclay) : Sauf peut-être pour un titre (Ma vie sans toi, sans doute issu d'une ancienne session), il m'a semblé que la production c'était enfin débrassé de Auto Tune, ce qui est une très bonne chose. Aznavour, peut-être plus nostalgique qu'à l'habitude, nous emporte dans ses souvenirs, formidable épopée. Côté technique, l'album baigne dans un fort écho dont je me serais volontier passé. Les orchestrations, signées Jean-Pascal Beintus, sont totalement dans mes cordes avec une petite touche résolument latine. Et moi je reste là? Tant que l'on évite Auto Tune, qu'on demeure dans l'émotion et la sobriété des arrangements, je réponds oui! ***
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Aznavour – Anthologie (2014, Barclay, Anthologie 60 CD) : Universal a voulu frapper fort avec cette anthologie pour marquer le 90e anniversaire de Charles Aznavour. Mais je crois qu'en s'embarquant dans ce projet, ils n'avaient pas mesuré l'ampleur du travail à accomplir... Même si les nouvelles numérisations HD font en sorte que le son est bien supérieur à celui de l'ancienne intégrale EMI, on a l'impression qu'on a foutu tout ça presque tel quel sur les CD. Le résultat est un nombre impressionnant de drop-outs audio (particulièrement désagréables sur les enregistrements mono des CD 7 à 12). Ajoutons à cela quelques clics ici et là qui auraient aussi dû être corrigés numériquement... Bref, cette anthologie s'avère être une grande déception qui laisse un arrière-goût de travail inachevé. De plus, il y a quatre chansons de l'album « Je voyage » qui ne sont pas identiques à l'album original (pistes voix et instruments), ce qui est visiblement une erreur, surtout que le coffret est supposé présenter les albums originaux en format « replica »! *** |
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Discographie Studio Originale (2014, Barclay, Compilation 32 CD) : 32 CD simples disponibles à l'unité. La totalité des enregistrements studio parus entre 1948 et 2011, respectant pour la première fois l'ordre des morceaux des albums originaux. For me, formidable, une collection parfaite en tout point, tout y est! *****
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Aznavour Toujours (2011) : Il s'agit du 50e album studio français de Charles Aznavour. Aznavour vieillit somme toute assez bien, mais ces dernières années ont malheureusement été ponctuées par quelques dérapages vocaux dus à sa surdité croissante. Il a fallu apprivoiser les oreillettes et réapprendre à chanter avec elles... Défi qui fut relevé avec brio. Or, la technologie qui a toujours fait partie de l'industrie du disque a créé ces dernières années des logiciels spécialisés qui ne cessent d'évoluer... Je n'entrerai pas dans les problèmes éthiques que suppose la correction de la voix d'un artiste. J'ajouterai simplement que même si la poésie est parfois un peu plus laborieuse et si les albums sont toujours aussi, disons, variés (il y a une chanson franchement disco sur le disque!), eh bien, Aznavour demeure Aznavour... Pour ce qui est de l'utilisation de Pro Tools, la plupart n'y verront que du feu. Moi, je trouve qu'on perd en authenticité et cela fait en sorte que l'interprétation me touche beaucoup moins. Chacun ses raisons d'aimer Aznavour! *** 1/2
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Charles Aznavour And The Clayton-Hamilton Jazz Orchestra (2009) : Soyons franc d'entrée de jeu, il s'agit du deuxième album (le premier étant « Duos »), où l'on a utilisé Auto-tune pour corriger les fausses-notes d'Aznavour et je n'aime pas du tout l'effet que ça ajoute à sa voix. Musicalement parlant, il s'agit sans doute de l'un des plus beaux album d'Aznavour, bien que certaines orchestrations ne semblent pas avoir été écrites pour lui tellement elles sont peu adaptées à sa voix très faible. À 85 ans, Aznavour persiste et signe et il n'a pas l'air de vouloir quitter la table... **
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Duos (2008) : Dans une formule toute particulière, ce double album propose la plupart des chansons dans leurs versions française et étrangère. Beau défi pour les artistes qui ont accepté de se prêter à ce jeu, tel que Sting (L'amour c'est comme un jour), Elton John (Hier encore) et Josh Groban (La bohème). Il contient également le duo avec Céline Dion (Toi et moi), que nous avions eu le privilège de découvrir dans l'émission spéciale du concert qu'elle donna au Caesar's Palace en 2003. En plus des duos biens réels, l'album en propose trois « virtuels » avec Édith Piaf (C'est un gars), Dean Martin (Everybody Loves Somebody) et Frank Sinatra (Young at Heart). À 84 ans, Charles Aznavour dont la réputation n'est plus à faire, confirme avec cet album non seulement son statut de dernier monstre sacré de la chanson française, mais aussi son véritable statut de Star internationale. Il ne peut y avoir meilleure façon de couronner plus de soixante ans d'une carrière aussi exceptionnelle! ***
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Aznavour et ses amis à l'Opéra Garnier (2008) : Enregistré à l'Opéra national de Paris en février 2007, cet événement spécial organisé au profit de la venue des « Jeunes ambassadeurs pour l'Arménie », met en vedette une panoplie d'artistes français qui viennent rendre hommage à leur ami, Charles Aznavour. Un peu à la manière du « Bon anniversaire Charles » paru il y a quatre ans, cette prestation unique et captée live donne évidemment lieu à des moments vocaux très approximatifs, mais aussi fort heureusement, à quelques belles surprises. Il faut aimer le genre... L'habituelle captation de la dernière rentrée parisienne d'Aznavour au Palais des congrès se faisant toujours attendre, il est fort probable que cet opus soit le seul live qui paraisse cette année. Il s'agit donc de votre unique chance de constater qu'à 83 ans, si la voix et le geste ne sont plus très précis, Aznavour a encore plus d'un tour dans sa manche. Si on sent qu'Aznavour se lasse de chanter certains titres, il nous étonne d'entrée de jeu par l'étonnant dépoussiérage d'un titre plus ancien (« Avec ») et les lumineuses notes qu'il est encore capable d'aller chercher sur « Paris au mois d'août » (en compagnie de Florent Pagny). Grand moment d'émotion sur « Comme ils disent » interprété avec Calogero, chanson pour la première fois grandiose en format duo. Après d'autres hommages, le spectacle se termine sur un mini-récital solo où Aznavour nous offre son best-of, dont une époustouflante version du succès « Les deux guitares ». Ah, tant qu'Aznavour sera capable de la chanter, celle-là... ***
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Tù pintas mi vida (2008) : Aznavour qui a toujours sû flairer une opportunité, nous offre le petit-frère espagnol de son dernier opus, « Colore ma vie », tout juste à temps pour accompagner sa tournée d'adieu (...) en Amérique-latine. À 83 ans et avec des problèmes de surdité qui semblent s'être aggravés au cours des deux dernières années, Aznavour a maintenant du mal à chanter toujours juste. Perceptibles à divers degrés sur plus de la moitié des titres, ces problèmes bien qu'insuffisants pour faire de cet album un réel fiasco, l'empêchent malheureusement de compter parmi les grandes productions de l'artiste. Je m'explique plutôt mal d'ailleurs qu'un producteur ait pu laisser paraître cet album dans son état actuel, car je suis certain que quelques prises supplémentaires auraient suffit à corriger la situation. Dommage de montrer ainsi un Aznavour en perte de possession de ses moyens et pourtant encore très loin d'avoir tout dit... La fête est finie? **
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Colore ma vie (2007) : Mais quel merveilleux voyage musical nous offre ici le Maestro! Avec lucidité, émotion et passion, Aznavour qui n'a rien perdu de sa plume signe ici un formidable album. Chapeauté par le grand Chucho Valdés, ce cocktail de rythmes cubains, caribéens, dominicains et jazzy nous entraîne dans une merveilleuse danse qui colorera longtemps nos vies. Merci, merci, merci! ****
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Insolitement vôtre (2005) : On ne pouvait pas trouver mieux comme titre pour nommer cet album plutôt hétéroclite. Aznavour est passé à deux doigt de nous offrir la trame sonore de sa comédie musicale « Lautrec ». Le résultat est plutôt un « work in progress » inachevé, composé de chansons non retenues pour la comédie musicale, de quelques réenregistrements de chansons parues sur les deux derniers albums, de duos et de prestations solo interprétées par divers artistes invités. Comme la comédie musicale dans sa version française ne verra probablement jamais le jour (parce que ça n'intéresse personne d'entendre les chansons chantées par quelqu'un d'autre qu'Aznavour!) ce disque est une occasion manquée. Je ne sais pas la nature du contrat qui lie Aznavour à EMI, mais cet album semble avoir été lancé un peu trop rapidement... Sortir un album pour sortir un album; si ça a peut-être servi Aznavour dans les années 60, ce n'est pas le cas ici. C'est mieux que rien, mais on reste définitivement sur notre faim... ***
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Je voyage (2003) : Évoquant le passage du temps, Aznavour voyage... Entre jazz et musique du monde, on sent que l'Âge aidant, il cherche à se confier davantage... La chanson titre qu'il interprète en duo avec sa fille Katia en est un bel exemple. Mais Aznavour reste pudique... on ne le changera pas! ****
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Aznavour 2000 : Aznavour clame haut et fort « Le jazz est revenu », et c'est effectivement le cas. Avec cet album varié, Aznavour renoue musicalement avec ses anciennes amours. Parfois classiques, parfois très swings, mêmes les chansons aux textes plus légers se laissent porter par les riches arrangements d'Yvan Cassar. À noter, l'excellente reprise d'« Après l'amour » qui trouve enfin l'orchestration qu'elle a toujours méritée. Trame sonore parfaite d'un bon souper entre copains. *****
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Jazznavour (1998) : Aznavour aime la variété et c'est pourquoi il ne semble pas trop aimer l'idée des albums-concept. Jazznavour est une belle exception! Sublime entre amis, autour d'un verre. *****
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Plus bleu... (1997) : C'est littéralement l'album le « plus bleu » de la discographie de Charles Aznavour. De pure passion avec « Dis-moi que tu m'aimes » (qui est l'une des plus belle chanson méconnue de l'artiste), de réalisme brutal avec « Amour amer » et d'exotisme avec « Gitana », « Les caraïbes » et « La yiddishe mamma » on obtient un album très très varié... Aznavour tombe même dans la country avec « Ma dernière chanson pour toi ». Et pourquoi pas... ****
Morceaux choisis :
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Olympia 1978 (1996) : Réédité pour la première fois en CD lors de la parution de la première intégrale en 1995, ce CD maintenant vendu à l'unité et disponible également dans une intégrale « Olympia » est une formidable oportunité de découvrir les succès des années soixante-dix. Il s'agit également du portrait unique d'un artiste qui, à l'approche de la mi-cinquantaine, fait le constat de n'avoir pas vu le temps passer... Un grand moment d'émotion qui correspond aussi à une période plutôt trouble pour l'artiste, qu'on sent un peu plus fragile qu'à l'habitude. À noter, les arrangements de Peter Lee et la plus belle version qui existe, selon moi, des « plaisirs démodés ». *****
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Palais des Congrès 1994 (1995) : Si vous n'aviez qu'un seul DVD d'Aznavour à vous procurer, je vous recommanderais sans hésiter le Palais des congrès 1994. À 70 ans, il faut voir la façon dont Aznavour, qui fut selon moi à ce moment très exact au top de sa forme, redonne à ses chansons un air de jeunesse. Malheureusement, comme ce DVD n'a pas été réédité depuis sa parution originale, il est maintenant plutôt difficile à trouver, surtout de ce côté-ci de l'Atlantique... mais qu'à cela ne tienne, ce merveilleux concert est aussi disponible en double-CD! L'énergie qui émane de ce PDC ne se retrouve pas dans les suivants, il s'agit vraiment d'un disque essentiel. *****
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Toi et moi (1994) : Là voilà enfin, l'entrée réussie d'Aznavour dans les années 90! Avec l'extrait « Toi et moi », Aznavour nous offre son premier vrai « hit » depuis bien des années. À noter aussi, la romantique et candide « Je t'aime A.I.M.E. » qu'il a intégrée depuis à son « best-of » quasi-permanent sur scène. C'est l'album qui m'a fait découvrir Aznavour. ****
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Aznavour 92 (1991) : Je dois vous avouer que c'est un des seul album de Charles Aznavour que je suis incapable d'écouter du début à la fin. On reproche souvent à Aznavour d'être un peu lourd, il compense alors souvent avec des chansons plus légères. Or, la combinaison des deux genres dans un même album est parfois très ingrate... La présence de « La marguerite », sauve un peu la mise, quoi que la version live du PDC 1991 supplante définitivement la version studio. Cette chanson sur le viol me touche énormément et son interprétation me donne la chair de poule, du grand Aznavour. *
Morceaux choisis :
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L'envol (1989) : Cet album contient « LA » version de « Sa jeunesse »! Vous savez, cette version qu'il chante maintenant en concert accompagné au piano... ah c'est vraiment du grand Aznavour! Dans « Pour faire une jam », le piano chante, la basse craque et les cuivres attaquent enfin et ce, pour notre plus grand plaisir! **
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Aznavour (Je bois) (1987) : J'ai toujours eu du mal à dissocier cet album de celui de 1986. Tous deux affublés d'un titre éponyme et parus à un an d'intervalle seulement, les deux albums contiennent sans doute les chansons les plus intenses que Charles Aznavour ait jamais écrites. Divorce, dépendance affective, alcool, deuil, suicide... définitivement une période assez difficile pour Aznavour sur le plan personnel. Un album qu'on n'écoute peut-être pas souvent, mais qui, lorsqu'on le redécouvre, nous imprègne inévitablement.***
Morceaux choisis :
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Aznavour (Embrasse-moi) (1986) : 6 ans se sont écoulés entre « Autobiographie » et la parution de ce disque éponyme. On remarque sur l'album de vaines tentatives musicales pour faire plus « pop ». Ce n'est pas toujours très réussi... et on s'aperçoit qu'après quelques années, ça vieillit plutôt mal! Somme toute, quelques perles émergent.**
Morceaux choisis :
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